Accueil Architecture Passion et Inspiration: l’art de Pier Paolo Pasolini au coeur de l’exposition du nouveau musée national de Monaco

Passion et Inspiration: l’art de Pier Paolo Pasolini au coeur de l’exposition du nouveau musée national de Monaco

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L'exposition au nouveau musée national de Monaco explore la manière dont Pier Paolo Pasolini s'est inspiré de la peinture pour son cinéma, et comment les artistes ont été fascinés par ses films. Cette exposition est captivante.

Écrit par Judith Benhamou

Explorer l'univers de Pier Paolo Pasolini (1922-75) permet de découvrir un mélange d'anges, de démons et de personnages peu recommandables souvent présents. Pour ceux qui s'intéressent au réalisateur, dont la mort sur une plage d'Ostie a été portée à l'écran, et qui se demandent d'où il tirait son inspiration débordante, une partie de la réponse se trouve à Monaco. Plus précisément à la villa Sauber, l'un des sites du Nouveau Musée National de Monaco. Le conservateur Guillaume de Sardes propose une exposition remarquable et un catalogue complet mettant en relation l'art et le cinéma de Pasolini.

En Italie, le sujet a déjà été étudié et une exposition à Rome en 2022 à la Galleria d'Arte Moderna a mis en lumière la facette de peintre du cinéaste. Pier Paolo a étudié l'histoire de l'art avec Roberto Longhi, un expert renommé en Italie. La Renaissance a eu une grande influence sur lui. L'exposition débute avec une scène de Mamma Roma (1962) où un jeune homme est attaché à une planche, rappelant le style de Mantegna (1431-1506) dans sa Lamentation sur le Christ mort. Dans le film Accattone (1961), le personnage principal porte un chapeau similaire à celui du Portrait d'un jeune homme au livre de Bronzino (1503-1572).

De Kentridge à Holzer

Effectivement, toutes les oeuvres inspirantes ne sont pas présentes. Cependant, Guillaume de Sardes a réussi à emprunter un tableau de Saint Sébastien réalisé par Pontormo (1494-1557) qui ressemble étrangement à un jeune acteur dans le film La ricotta (1963). Il demande un effort pour repérer la scène de Salò ou les 120 journées de Sodome (1975), où l'on peut voir une jeune fille blonde pure à genoux, près de reproductions de tableaux futuristes de Giacomo Balla. Le commissaire a retrouvé les originaux de ces tableaux.

De l'autre côté de l'exposition, on peut voir comment les artistes plasticiens sont fascinés par Pasolini. Parmi les trente artistes présents, on retrouve William Kentridge, un artiste sud-africain. Il présente un immense mausolée dessiné en noir et blanc, représentant Pasolini allongé sur la plage après son assassinat. Jenny Holzer, une artiste américaine conceptuelle, cite l'un de ses poèmes gravé sur un banc en marbre, concluant par "la conscience qui ne pardonne pas". C'est une autre référence à sa tragique disparition.

Le texte a été rédigé

Exposition "Pasolini en lumière et en ombre" au Nouveau Musée National de Monaco. Disponible jusqu'au 29 septembre sur le site www.nmnm.mc.

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