L'exposition principale du musée du quai Branly met en lumière la civilisation aztèque, désormais connue sous le nom de "Mexica", à travers 500 objets. On y découvre des aigles colossaux chargés de trouver des cœurs et du sang, un dieu de la mort dont les entrailles sont visibles, et les restes des offrandes faites aux dieux, notamment des crânes humains décorés. C'est un univers fascinant et terrifiant à la fois.
Écrit par Judith Benhamou
Il est préférable d'utiliser le terme "Mexica" au lieu de "Aztèque", en particulier au musée du quai Branly. Une exposition importante sur cette civilisation, avec un nouveau nom, est actuellement présentée jusqu'au 8 septembre. Les spécialistes estiment que le terme "Aztèque" est inapproprié car il a été créé par l'explorateur allemand Humboldt, alors que cette population était à l'origine désignée par le nom du bassin de Mexico où elle s'est installée au XIIIe siècle. Les Mexicas ont rapidement disparu après la conquête espagnole de 1519, en partie à cause des épidémies.
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Selon Leonardo Lopez Lujan, le commissaire de l'exposition, les récentes découvertes archéologiques offrent une meilleure compréhension de la civilisation mexica. L'exposition se concentre principalement sur les fouilles menées à Mexico à partir du 21 février 1978, lorsque des ouvriers de la compagnie d'électricité ont mis au jour une statue de Coyolxauhqui, la déesse de la lune, au centre de la ville. Cette statue était enfouie dans les ruines de l'ancien Templo Mayor, qui était le principal lieu de culte et de pouvoir à l'époque des Mexicas.
La société présentée dans ce grand spectacle est complexe, tout comme la cosmogonie de l'ancienne civilisation. Les 500 objets exposés mettent en lumière une société à la fois guerrière et cruelle – pratiquant des sacrifices humains rituels – mais également très sophistiquée. Les cavités sous le temple contiennent des offrandes variées, allant des minéraux aux plantes en passant par des restes humains. À Paris, on peut voir des crânes ornés de coquillages, leur donnant un aspect effrayant. Ces offrandes permettent d'entrer en dialogue avec les dieux, dans un monde divisé entre le ciel et la terre.
Une représentation d'un dieu de la mort en céramique, mesurant 80 cm de hauteur, se montre avec la bouche ouverte et les griffes sorties. L'exposition est remplie d'aigles symbolisant Cuauhxicalli, chargé de fournir au dieu du soleil sa portion quotidienne de sang et de cœurs humains pour nourrir sa course dans le ciel. Une des pièces principales de l'exposition est une marmite rituelle en pierre polychrome représentant le visage de Tlaloc, le dieu de la pluie. Son nom signifie "celui qui repose sur la terre". Avec deux dents évoquant un esprit carnassier, une large bouche et des yeux vides.
L'exposition a pour principal avantage de présenter une réalité très différente de celle de la tradition judéo-chrétienne. Leonardo Lopez Lujan souligne cependant que les sacrifices avec des animaux continuent d'être pratiqués dans le Mexique catholique actuel.
Exposition sur les Mexica au musée du quai Branly, mettant en avant les offrandes et les divinités au Templo Mayor.
jusqu'au 8 septembre.
Nouvelle version: jusqu
site internet de Quai Branly
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