Le réalisateur canadien Pier-Philippe Chevigny filme une usine où des travailleurs étrangers sont maltraités, mettant en scène une fiction brutale et réaliste.
Écrit par Olivier De Bruyn
L'histoire du film se déroule dans la vallée du Richelieu, une région agricole du Québec. Dans ce coin du Canada connu pour sa modernité et sa politique sociale humaniste, Ariane, une femme ordinaire, est choquée en découvrant une réalité difficile. En tant que traductrice dans une grande usine agroalimentaire, elle doit servir d'intermédiaire entre la direction de l'entreprise et les ouvriers guatémaltèques embauchés pour des missions temporaires et contraints à des tâches très éprouvantes.
Ariane, elle-même ayant des difficultés financières, se retrouve rapidement prise au piège d'un conflit de loyauté intense. Elle est contrainte de communiquer aux ouvriers les instructions de la direction, même si elles sont injustes, et essaie de construire une relation de confiance voire d'amitié avec eux. Cependant, les ouvriers la voient comme faisant partie de la hiérarchie qui ne se soucie pas de leurs conditions de travail. Lorsqu'un ouvrier est blessé au travail et continue de travailler malgré les règles de sécurité pour envoyer de l'argent à sa famille, Ariane pourrait être tentée de briser les liens qui la retiennent.
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