Le Ballet Rambert, une compagnie de danse britannique renommée, présente un spectacle en deux parties créé par Ben Duke. La première partie, intitulée "Cerberus", ne parvient pas à convaincre. Heureusement, la seconde partie intitulée "Goat" réserve de bonnes surprises.
Par moi-même, Philippe Nois
Il est difficile de croire que le Ballet Rambert célèbre bientôt son centenaire. Fondée en 1926 par Marie Rambert, cette compagnie a été une pionnière de son époque. Son parcours, du Ballets russes à son installation à Londres, est digne d'un roman. Malgré les difficultés rencontrées par le monde de la culture ces derniers temps, le Ballet Rambert a su se réinventer à plusieurs reprises. Sous la direction de Benoît Swan Pouffer, un français, la compagnie a pris un tournant contemporain. Le répertoire comprend désormais des chorégraphies de Win Vandekeybus et Sharon Eyal, ainsi que les créations de Ben Duke, qui ont été présentées récemment au Théâtre de la Ville à Paris.
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La soirée débute avec "Cerberus", une interprétation audacieuse du mythe d'Orphée et d'Eurydice. Une chorégraphie met en scène une corde qui relie le monde des morts à celui des vivants, et se distingue par des mouvements élégants en spirale. Des marches sur scène ajoutent à l'ensemble une touche d'humour décalé, créant ainsi une cérémonie funèbre unique. Ben Duke est un artiste polyvalent, à la fois acteur et danseur, qui donne la parole aux interprètes. Il utilise des effets linguistiques qui peuvent sembler un peu fastidieux – passant de l'anglais à l'italien et en utilisant des répétitions.
La deuxième pièce, intitulée "Goat", est plus impressionnante. Dans un cadre de salle des fêtes, un rituel est en train de se préparer. Cependant, au lieu d'une chèvre, c'est un être humain qui est utilisé comme sacrifice (Jonathan Wade, qui est incroyable). L'objectif est de se débarrasser des choses négatives de l'année passée. Malheureusement, le sacrifice est interrompu par une équipe de télé-réalité artistique qui filme tout. La charge émotionnelle n'est pas toujours légère. Ce qui séduit principalement dans "Goat" ce sont les ensembles de danse, qui s'harmonisent parfaitement avec la belle diversité des danseurs solistes du Rambert. Ben Duke choisit d'utiliser des chansons en direct, puisées dans les concerts de Nina Simone. L'idée est de reprendre sa vie en main et de partager ou non ses sentiments.
Malgré ses éléments divertissants – le divertissement apprécié par les Anglo-Saxons n'est jamais très loin -, « Goat » cherche à provoquer la réflexion. Malheureusement, ses 45 minutes sont trop courtes pour y parvenir. C'est dommage. Ben Duke reviendra à Paris ce printemps avec son très attendu « Juliet & Romeo ». Quant au Ballet Rambert, il s'est pleinement investi dans une adaptation de la série « Peaky Blinders » pour la scène, avec une chorégraphie de son directeur artistique Benoît Swan Pouffer. Très britannique, n'est-ce pas ? On dit même que la prochaine tournée de ce spectacle pourrait passer par Paris. C'est une excellente nouvelle. Les multiples talents du Ballet Rambert ont tout pour séduire.
Cerberus/Goat est une pièce de danse présentée par la compagnie de
Lieu: Théâtre de la Ville, Paris.
Valable jusqu'au 20 février.
Voici le lien vers le site web du Théâtre de la Ville à Paris.
Philippe Noisette est un
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Dans le domaine du spectacle et de la musique :
– Israel Galvan, un danseur musicien, se produit aux Abbesses.
– La pièce "Tramway" est bien jouée aux Bouffes Parisiens.
– Le Ballet Rambert offre une performance délicieusement britannique.
En ce qui concerne la vie pratique : (Pas de réécriture nécessaire)
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