Gaëlle Bourges crée "Austerlitz", une magnifique performance inspirée du livre éponyme de W. G. Sebald, sans pour autant en faire une simple illustration. Cette œuvre est un voyage rempli de morceaux de vie et de mouvements de danse, à ne pas manquer au Théâtre public de Montreuil.
Par moi, Philippe Noisette
La danse, plus que toute autre forme artistique, est centrée sur la mémoire. Elle implique la transmission, la reconstitution et même l'oubli. Dans sa pièce « Austerlitz », Gaëlle Bourges explore une approche différente en s'inspirant du roman de W. G. Sebald. Au Théâtre public de Montreuil, la chorégraphe met en évidence les liens entre un groupe d'interprètes, dont certains sont des collaborateurs de longue date. Ainsi, elle assemble des fragments de vécu sur scène pour créer un patchwork d'évocations émouvantes.
Il y a eu cette première expérience sur scène pendant mon enfance, ce voyage à New York pour découvrir la danse post-moderne et ce court groupe punk. Entre chaque souvenir, de nouvelles chorégraphies prennent forme, parfois inspirées de "L'Après-midi d'un faune", d'autres fois plus classiques, et parfois simplement des gestes enchaînés. Derrière un voile, les danseurs solistes apparaissent comme des revenants, éclairés magnifiquement par Maureen Sizun Vom Dorp.
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