Dans le domaine de l'architecture à Londres, on observe une tendance à utiliser du béton brut. Cette pratique est actuellement en vogue parmi les abonnés.
Le brutalisme, autrefois détesté, connaît un regain de popularité au Royaume-Uni, où il est né. Les jeunes d'aujourd'hui apprécient désormais les immeubles de ce style architectural, cherchant à retrouver une nostalgie pour un passé qu'ils n'ont pas vécu.
Écrit par Julie Zaugg
Érigé sur des supports en forme de Y élancés, le bâtiment tubulaire doté de fenêtres encadrées de béton en forme de croix donne l'impression d'une grande ruche. Certains l'ont comparé à une soucoupe volante, lui valant le surnom de «Space House». Conçu par l'architecte George Marsh, associé du cabinet d'architecture de Richard Seifert, ce gratte-ciel de dix-sept étages, qui a servi de siège à l'autorité britannique de l'aviation civile pendant de nombreuses années, a été édifié en 1968 au centre de Londres. Il est considéré comme l'un des plus beaux exemples d'architecture brutaliste dans la ville.
À l'intérieur, des travailleurs sont en train de finaliser la rénovation du bâtiment avant sa réouverture prévue en juin. Tyler Goodwin, le PDG de Seaforth, l'entreprise en charge du projet, explique qu'ils ont tout mis en œuvre pour préserver l'architecture d'origine. Les plafonds sont constitués de poutres en béton brut apparent, les sols sont décorés de terrazzo, un revêtement composé de morceaux de pierre incorporés dans du ciment, et les escaliers ont retrouvé leur carrelage blanc d'origine. Goodwin souligne qu'ils ont délibérément choisi de ne pas nettoyer le béton brut pour conserver sa patine, témoignant de son vieillissement comme un bon vin.
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